SCUFMAG n°272


Equipe Scufiste

Un week-end à oublier…


L’édito du Vice-Président Julien Schwartz

Ce week-end il faisait beau …Et il y avait de l’aligot. Malheureusement toutes les équipes de notre pôle compétition ont pris l’eau… Malgré ce beau soleil d’automne !

Nos cadets avaient du cœur mais pas leurs mains et il a manqué un pied pour arraché un nul… Nos juniors sont toujours fâchés avec la seconde mi-temps. Dommage.

Et notre équipe fanion ne sait toujours pas sentir le sens du jeu et s’est fait surprendre sur l’engagement. Face à une équipe de Clermont, dont pour certains joueurs on pouvait mesurer le coup de fourchette et d’autres le nombre de leur petits enfants, qui sut jouer simple et lancée dans les intervalles, notre rugby sans intelligence, plus que cafouilleux, ne nous a offert que le scénario sympathique d’une course poursuite qui finit mal une fois de plus. Il y a des week-end comme ça…

Mais on en a déjà connu, on les surmontera. Car les joueurs vont se parler, les entraîneurs aussi, les joueurs et les entraîneurs ensemble, et il y a le directeur technique au soutien aussi ; et les dirigeants ne seront pas dirigistes ! Et Lagny que l’on rencontre dimanche prochain n’est pas non plus en tête du classement ! Non mais…On va pas se laisser abattre !

Cette semaine, Florent Lazzerini notre rédacteur en chef nous réjouis d’un voyage dans le temps en compagnie de la section hockey du SCUF de 1913 avec de superbes clichés. Enfin, il nous fait partager les souvenirs de l’ancien ouvreur noir et blanc Olivier Bancaud dont les coups de chaussons monumentaux vissés et les passes vives ont fait le bonheur scufiste dans les années 90.

Sans oublier l’ « ordonnance » et la sévère de Jean Hospital qui dynamite, disperse, ventile…

Bonne lecture !


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Seniors 1 : 5ème journée Honneur –  S.C.U.F. 23 – 27 Clermont

Les commentaires du match par Julien Bégu (ailier) : Evidemment c’est une grosse déception. On ne rentre pas dans le match comme il faut, on est très attentiste et on laisse Clermont monter en confiance. Ils ont déclaré forfait en Réserve et sont donc venus avec un groupe complet et resseré. Ils ont un huit de devant avec des gabarits plus imposant et ils ont un numéro dix qui joue à un niveau au dessus.
On ne manque pas de ballons, mais toutes nos actions manquent de fluidité et terminent toutes par des en-avants ou des mauvais choix. Inversement, les trois-quarts de Clermont réalisent une 1ère mi-temps qui tranchent. Ils cassent nos placages, enfin plutôt nos touchés. Et pas un, mais trois ou quatre ! On subit et à la mi-temps on est mené 13 – 19. La seconde période reprend et on est à nouveau improductif. On ne manque pas d’occasions, mais elles sont toutes vendangées. Et Clermont ne se privent pas pour marquer à nouveau. Il reste une vingtaine de minutes à jouer et on se regroupe tous derrière les poteaux. Ce qu’on se dit se résume à une volonté d’emballer la rencontre et de jouer tous les coups à fond. Cette révolte nous permet de revenir dans la partie et de recoller au score. Mais on s’est réveillé trop tard pour espérer battre cette équipe de Clermont. On doit se satisfaire du point de bonus défensif…

Les échos de la clinique de la Forêt noire nous apprennent la rupture du ligament croisé antérieur du genou droit pour notre capitaine Antoine Simon. Une blessure survenue la semaine dernière lors de la défaite au RCP XV et qui le tiendra à l’écart des terrains jusqu’à la fin de la saison…

Notre ouvreur Thibault Faraldo a été victime d’une entorse de la cheville ce dimanche et sera éloigné des terrains un mois.

 


Seniors 2 : 5ème journée Réserve Honneur – S.C.U.F. 25 – 00 Clermont (Forfait)

Les commentaires du match  : Pas de commentaire sur une rencontre qui ne s’est pas disputée… La Réserve de Clermont ne s’est pas déplacée. Les joueurs du S.C.U.F en ont profité pour jouer une opposition avec des joueurs de l’Equipe 3

 


Juniors U18 – N2 : Versailles  45 – 07  S.C.U.F.

Les commentaires de Emile Le GacCe dimanche on se déplaçait à Versailles dans l’espoir de faire un bon match pour vraiment lancer la saison. On s’attendait à un match dur, Versailles étant plutôt en forme ces derniers temps et nous, avec un bon nombre de blessés… En première mi-temps on est beaucoup dominé mais on parvient à repousser les vagues des avants de Versailles sur notre ligne et même à rester au contact de Versailles grâce à un essai « casquette » de Gaston DECREMPS qui nous amène à 12-7 pour Versailles. La deuxième mi-temps fût par contre bien moins satisfaisante, aux alentours de la 50ème minute, Versailles monte en régime au moment où nous commençons au contraire à baisser de rythme. Finalement ils vont dérouler leur jeu. Le match se termine sur le score de 45-7, un score lourd, un de plus, sur lequel on se dit encore qu’on aurait vraiment pu faire mieux. Après la semaine de repos, nous recevrons Marq-en-Baroeul toujours dans l’optique d’aller chercher notre première victoire en poule avant la fin des matchs aller pour pouvoir se rassurer.


Cadets U16 – N2 : Rst Bobigny/Pantin/Aulnay    19 – 17 S.C.U.F.

Les commentaires de Didier Lauras : Si le rugby est un éternel recommencement, c’est que ce qui se passe dans la tête d’un joueur et, par translation, fait la force ou la faiblesse d’une équipe, est à peu près la même chose quel que soit le niveau concerné. Sur une rencontre internationale dans un stade surchauffé qui a marqué l’Histoire, ou un match de U16 en banlieue devant quatre papas, deux mamans et une grappe de copains désœuvrés, on flirte pareillement avec l’impalpable. D’aucuns diraient qu’on le voit aussi en U12 : le ciment qui prend, la confiance qui s’installe, l’humilité revendiquée, l’envie de s’aimer. Ou,sans trop qu’on sache pourquoi, rien de tout ça.
Samedi, les cadets sont allés s’incliner 17-19 à Bobigny. Choc à priori déséquilibré entre le premier de la poule, fort de quelques performances de poids cette saison (Massif, Meaux) et le dernier, une pluie de défaites au compteur. Bref, un adversaire que personne ne s’était donné la peine de craindre. Et pourtant… Pour résumer cette purge, il suffira de souligner que le nombre d’en-avants et de pénalités sifflées contre le SCUF dépassèrent de très loin le nombre de joueurs alignés sur la feuille de match. L’adversaire, valeureux et en tout point respectable, ne proposait rien d’ingérable pour des scufistes concernés. Mais tout, chez eux, manquait : l’engagement devant, les passes derrière, les options de jeu à privilégier, jusqu’à la lucidité d’identifier nos faiblesses du jour pour s’offrir les bons choix dans quelques moments-clés.
A la mi-temps, les Blancs et Noirs menaient 12-3 sur un départ au raz opportuniste et une étincelle fugace de 80 mètres. Mais le diagnostic, déjà, était connu des coaches : « on n’a pas vu une minute de rugby ». Lorsque la bascule se fit à l’entame du deuxième acte, quand les rouges marquèrent dix points (une pénalité, un essai transformé) en dix minutes, jamais le public (peu nombreux mais connaisseur, comme le veut la formule) ne cru réellement en la possibilité d’une saine révolte. L’arbitre avait prévenu, mais les scufistes restaient hors-jeu. L’adversaire proposait du frontal mais la défense se positionnait au large. Il aurait fallu prendre des mêlées quand on s’entêtait à chercher des touches. Les surnombres s’ouvraient comme des portes de grands magasins à la veille de Noël, mais on les gérait au pied.

Bobigny pouvait donc sereinement re-marquer une fois, comme un ultime coup de poignard. Et les scufistes n’avaient d’autre énergie que d’aller inscrire un essai inutile à la sirène. Trop en coin pour espérer obtenir le match nul, juste assez pour se dire, selon la si efficace formule des grands frustrés, qu’il y aurait eu « la place pour passer ». Manquait-il quelques titulaires ? Les coaches avaient-ils fait tourner ? Certes, mais rien ne permet de penser que l’équipe aurait montré autre chose avec Trucmuche à la place de Chose et Tartempion à côté de Bidule. La vérité est bien plus intéressante, car bien plus complexe. Elle se lisait dans les yeux rougis et les visages renfrognés qui émergeaient péniblement des vestiaires. Elle est, on insiste, dans cet impalpable collectif qui se réinvente au détour de chaque rencontre et de chaque entraînement, dans les recoins du vestiaire et de l’intime conviction. Ce groupe a su, sainement et vaillamment, s’inviter en Nationale 2, ce qu’aucune autre équipe U16 du SCUF n’avait réussi à faire depuis quelques années. Puis il s’est convaincu de sa propre crédibilité en prenant la tête de la poule. Superbe performance ! Comment alors lui reprocher vraiment de ne pas avoir gardé la tête froide et d’envisager, bien avant l’heure, des phases finales prévues dans un siècle ? C’est le propre de ceux qui gagnent que d’être guettés par la suffisance. Mais c’est aussi le propre de ceux qui savent perdre et accepter la vexation que d’aller chercher des ressources pour revenir au chapitre précédent. Il va donc falloir que nos U16 remettent le bleu de chauffe, gagnent de nouveau et travaillent à ne pas s’arrêter de travailler. Un éternel recommencement, quoi.

 


Cadets Régional 2 U16 : 2ème journée – S.C.U.F. 17 – 19  Athis-Mons

Les commentaires du coach Théau Charlier : On est déçu de ce match, nous les entraîneurs comme les joueurs. On a vu dès l’échauffement que le groupe n’était pas au rendez-vous. Pas de concentration et beaucoup d’attentisme. En première mi–temps on se fait largement dominé par Athis qui dispose de joueurs qui font tous 10cm et 10 kilos de plus que les notres. On subit et à la mi-temps on perd 05 – 19. On essaye de se reprendre en 2nd période mais ça reste compliqué au niveau de la technique individuelle. On a vu leurs faiblesses, mais on arrive pas à les exploiter. On a en face une équipe d’Athis qui ne produit aucun jeu, seulement du rentre dedans. On tente de mettre en place notre jeu dynamique jusqu’aux ailes, mais il y a trop de déchets. On marque tout de même 12points et eux n’en marquent aucun, et le nul nous échappe de peu avec une transformation en coin râtée. On ne peut s’en prendre qu’à nous mêmes. Un match à oublier au niveau de l’intensité proposée et on espère se rattrapper la semaine prochaine à Marcoussis avec des joueurs plus frais


Seniors 1 : le dernier A.S Lagny Vs S.C.U.F. en 1995…

L’A.S Lagny est un club centenaire de l’Ile de France. La dernière confrontation remonte à la saison 1995/96.  A cette époque, le club vient de descendre en Honneur et se démène pour s’y maintenir. Les deux clubs ne se sont jamais rencontrés par la suite. Dans les catégories « jeunes » il y a eu de nombreuses confrontations, mais plus au dessus. Lagny a évolué essentiellement en Série, et lorsqu’ils ont joué au niveau National (en entente avec Meaux) au début des années 2000, c’est le SCUF qui évoluait en Série…

Le 12 novembre 1995 : Lagny 26 – 05 S.C.U.F – Ce dimanche, les bleus, après une coupure de trois semaines, recevaient le S.C.U.F. pour la dernière journée des matches aller. Une victoire équivalait à la première place de cette poule de brassage. Les Latignaciens n’ont pas laissé passer leur chance face à une équipe parisienne qui évoluait l’an passé en nationale. Le match était attaqué tambours battants pour les deux équipes. Dès la deuxième minute, les bleus se créaient une occasion d’ouvrir le score et rataient l’immanquable… La partie était jouée sur un bon rythme et suite à une superbe action, F Zmuda aplatissait en coin. Le ton était alors donné et les Latignaciens continuaient à pratiquer un jeu alerte. Ils étaient récompensés quelques minutes plus lard par un nouvel essai signé X. Klikas que M. By transformait. La mi-temps était atteinte sur le score de 12 à 0. La seconde période vit une équipe du S.C.U.F entreprenant, qui réduisait le score par un essai. Lagny ne se décourageait pas, et poursuivait sur sa lancée. Deux nouveaux essais transformés venaient ponctuer le bon travail d’un paquet d’avants souffrant en mêlée fermée mais plus solidaire dans les phases dynamiques. La fin du match était sifflée sur le score de 26 à 5. Cette belle victoire permettait donc à Lagny d’occuper la première place de la poule devant le voisin columérien.

Le 28 janvier 1993 : Lagny 12 – 16 S.C.U.F   (M.-T 5-8) –   Parc municipal, terrain gras, temps doux, très bon arbitrage de M. Gutierrez. Les Parisiens, qui redescendent de troisième division, ont véritablement la pointure pour remonter d’un étage. S’appuyant sur un paquet manœuvrant à sa guise, les étudiants possèdent en la présence de leur Sud-Africain Wright un stratège de grande qualité. L’ouvreur visiteur a pesé de toute sa classe en calmant le jeu lorsque c’était nécessaire et en l’accélérant pour obtenir le point de rupture tant recherché. Jouant sans cesse à sa convenance, Wright a finalement fait pencher la balance et permis à son club de conserver le fauteuil de leader. Malgré une parfaite condition physique, les protégés de C. Billerach n’ont pu s’extraire de la tenaille d’un paquet d’avants nettement supérieurs. D’entrée, les locaux plantent leur tente dans le camp parisien mais la première incursion visiteuse fait mouche. Deux pénalités successives permettent au S.C.U.F. d’ouvrir la marque (3-0) par l’inévitable Wright qui est loin d’être « blanc » dans cette affaire. Les « coups » et les couleurs ne se discutent pas, n’est-ce pas ? La réaction sous forme d’un orgueil piqué au vif est immédiate. Suite à un mouvement superbe des lignes arrières Blond en dernière main transmet à By qui pointe derrière la ligne (5-3). Legoff blessé laisse sa place à Meteau mais la tenue de la mêlée va s’en ressentir. A la 32e minute, alors que le S.C.U.F. plie, Wright d’une passe aussi précise que rapide envoie son demi à l’essai. Le chassé-croisé continue mais Lagny tient tête au leader (5-8). Dès la reprise, les visiteurs, pensant que la marge de manœuvre est insuffisante pour asseoir leur supériorité, fructifient leur avantage grâce à un nouveau coup d’éclat de Wright. Un drop finement distillé et Lagny commence à ramer sérieusement (5-11). Dominés en mêlée, les Latignaciens ne peuvent pas lancer la cavalerie légère. Dommage car le S.C.U.F., trop rarement poussé à faute a montré ses limites dans le jeu ouvert. Des lacunes qui n’empêcheront pas l’ailier Butez de prendre de vitesse la défense locale débordée. A 16-5, les derniers espoirs s’envolent sauf pour le coach Billerach qui sent que ses hommes sont encore capables de renverser la vapeur. A sept minutes de la fin, Le Moteux, l’homme frais, déborde et prend appui sur la jeunesse du paquet. La balle vole, By redonne l’espoir en perforant le dernier rideau et transforme son magnifique essai (16-12). Les ultimes minutes ne changeront rien au scénario de base malgré un essai logiquement refusé par l’excellent arbitre qui à 22 ans a prouvé que la valeur n’attend pas le nombre des années. Pour Lagny, il s’agit maintenant de négocier les dernières représentations pour poinçonner le billet de la qualification. Cela serait parfaitement mérité sur le match de dimanche et les prestations fournies depuis le début de saison. P. PIOPPI.


Prochains matchs

  • Seniors 1 : 7ème journée Honneur – 25 novembre 2018 – 15h – AS Lagny Vs S.C.U.F.
  • Seniors 2 : 7ème journée Réserve Honneur – 25 novembre 2018 – 13h30 – AS Lagny Vs S.C.U.F.
  • Seniors 3 : 4ème journée Clubs du Samedi – 24 novembre 2018 – 14h – S.C.U.F. Vs Drancy
  • Seniors Féminines : 6ème journée Fed 2 – 25 novembre 2018 – 15h30 – S.C.U.F/P.O.R.C Vs Montigny le Bretonneux
  • Cadets Régional 2 U16 : 3ème journée – 24 novembre 2018 – 15h – Marcoussis Vs S.C.U.F.

L’édito de Jean Hospital : Quelle gifle !

Le SCUF a perdu le match, qui était à sa portée, les scufistes l’ont subi. Ils n’ont pas joué le match. Eux qui avaient montré leur joie de se battre et leur goût du risque en ce début de match avec de belles promesses derrière. Malheureusement ces scufistes pleins de verve et de toupet s’évanouirent et se firent balader par le numéro 10 adverse, où était cachée la troisième ligne scufiste ?
Avoir de tels moyens et faire la bête, c’est à pleurer…….Ce qui chagrine dans cette gifle, ce n’est pas seulement la décadence d’une forme de jeu. C’est aussi la pauvreté de jugement et l’absence d’inspiration qui en sont la cause. Le mot « attaque » est beau quand il s’agit d’un jeu. Attaque, cela signifie l’initiative prise en vue de construire le jeu et de marquer des points en respectant les règles et leur esprit. Le plus important est d’offrir le ballon à son partenaire et non de courir de manière désordonnée et de balancer le ballon….. Cruelle déception pour tous ceux qui étaient venus et qui ont affronté un froid pénétrant, ils furent refroidis par un geste inexcusable d’un scufiste qui n’a plus rien à faire dans ce club, honte à lui…….. D’autre part, l’absence d’un capitaine sur le terrain est très néfaste, ça flotte, chacun doit prendre ses responsabilités et se mobiliser. « Let us go forward together » (W. CHURCHILL)

Scufistement.

Jean Hospital.

 


L’interview de Lazz : Qu’est-ce-que tu deviens Olivier BANCAUD ?

Mon père jouait au SCUF depuis une quinzaine d’années et je l’accompagnais souvent voir ses matchs sans vouloir véritablement jouer moi-même jusqu’à un match de l’équipe de France en 1986 où Philippe Sella avait particulièrement brillé. Avant le rugby j’ai joué au Hand, au Tennis, au Foot, au Basket. Le SCUF a été mon premier club. (Lire la suite…)


L‘édito de Jean Hospital : De qui se moque t-on ?

Une nouvelle fois les « pistoleros de Marcatraz » sont à l’oeuvre et accentuent leur action à l ‘encontre de l’Ovalie. On sait que tous les régimes ont leurs sinécures et leurs prébendiers, mais là, que de demandeurs ……! Leur intérêt personnel passant avant tout, ils n’excellent que dans leur grande activité B&B (Banquets et Breloques ) le reste est réglementé, le jeu atrophié, martyrisé, émasculé donnant des joueurs ne sachant plus voir, ne percevant plus les décalages, les coups à jouer. Les rencontres sont soporifiques, le rugby amateur souffre mille morts. L’argent fait son oeuvre destructrice, et les officiels élus participent à ce culte du Veau d’ OR, qui est toujours debout…… Andrew Mulligan, célèbre joueur international irlandais et puciste avait peut-être vu juste, assurant que si on leur proposait de l’argent en les privant de rugby, quatre-vingt-quinze pour cent des joueurs, comme le savetier de la fable, voudraient vite rendre les écus ……..mais c’était avant. Aujourd’hui les joueurs font grève car leurs salaires ne sont pas payés et désertent leur club pour aller proposer leur service ailleurs. Triste évolution de l’esprit, passivité des élus, disparition des valeurs mais grande responsabilité des présidents, passionnés certes, mais qui n’ont pas pratiqué et font des bêtises. Ce qui est tout de même assez dangereux. On est en train de mentir aux enfants en leur faisant miroiter des choses auxquelles ils n’auront pas accès pour la grande majorité d’entre eux. Les gars se retrouvent à 30 ans après des carrières (?) en Fédérale 1,2,3 et régionales sans argent, sans espoir, sans formation mais gavés de protéines quand ce n’est pas autre chose. Quel beau bilan….! Nous n’avons plus de grands hommes, de grands fédéraux, mais de petits dirigeants qui grenouillent et sautillent de droite et de gauche, avec une sérénité dans l’incompétence qui force le respect……….!!!!!

Mais le S.C.U.F continue et se développe. Il consolide ses bases. En rugby il applique toujours le principe du Dr J.Martin : devant les offres de service de joueurs, sa réponse était toujours la même : « Le billet aller n’est pas remboursé, le billet retour est à ta charge, tu payes ta cotisation et tu peux jouer. » En général on ne les voyait plus…….. Chaque scufiste, en revêtant la tunique « Noir et Blanc » porte le maillot de l’amateurisme pur : pas de publicité, le bouclier de Brennus sur la manche (rattachement à son président fondateur), le nom d’un Ancien, marquant ainsi le passage de relais de génération en génération. Chaque scufiste a la même culture et est attaché à cette histoire de 123 ans, heureusement cet état d’esprit, ces valeurs font la force et la spécificité de ce jeu et donnent au SCUF une place originale et qui attire encore des jeunes. De plus, il a toujours eu de grands dirigeants, présidents et trésoriers qui lui ont assuré et assurent aujourd’hui son autonomie et son indépendance financière, ce qui n’est pas le cas de nombreux clubs……

Quant au jeu, on a vu des équipes dont le rugby « chante » mieux ou rit plus gaiement ou fleurit plus librement. On continue, et c’est le propre du rugby est qu’on ne saurait y voir une affaire de surhommes mais un jeu d’hommes ajustant leurs gestes dans un ton, sur un rythme qui les soudent et les font fructifier en commun. Nous sommes loin des théories fumeuses de la Ligue avec ses bassins, ses niveaux, ses sélections sans âme. C’est pourquoi on peut préférer un rugby de lutins et de gazelles, les galopades à la bayonnaise, les percées de Jean Gachassin, le jeu de seigneurs réinventé par André Boniface, les passes lumineuses de Jo Maso, un respect du jeu à l’opposé des autos tamponneuses, des coffres à ballons actuels. C’est oublier pour les dirigeants fédéraux et les entraineurs diplômés que le jeu est plus grand que le plus grand des joueurs, à plus forte raison une coqueluche provisoire, un  » talent d’un match (?°)  » ……..et des règlements abscons qui déforment le jeu. Mais aujourd’hui « IL Y A PEU A CHOISIR ENTRE DES POMMES POURRIES » (W. Shakespeare), alors restons nous-mêmes, un jour ou l’autre nous serons entendus. « Si ce n’est aujourd’hui, ce sera demain. Rappelons nous que la patience est le pilier de la sagesse » (Mistral ).

Scufistement .

Jean Hospital.



Le S.C.U.F. remonte le passé… : 1913 – la section Rink-Hockey championne de Paris

 

Cette photo est prise le 25 février 1913. Le S.C.U.F disposait alors d’une section Patinage à Roulettes. Elle fut créé après 1910 et ne survécut pas au premier conflit mondial. Cependant, durant ce court laps de temps, les Scufistes se sont illustrés.

En 1913, Beaujard est sacré champion de France de vitesse. En 1912 et 1913, l’équipe commandé par G. Steinfinkel est championne de Paris de Rink-Hockey. Ce dernier sera international et Président de la FFPR dans les années 20′.

En 1912, De Villabella a détenu les records du monde et de France des 5, 10, 15, 20 et 25 kilomètres, de la demi-heure et de l’heure avec 28;766km. En 1914, il fut dépossédé de ces deux derniers records par Jourde (également un scufiste !) avec 14km 701m 66 pour la demi-heure et 29km 253m 5. Cet exploit resta comme record de France durant des dizaines d’années et ne fut battu qu’après la seconde guerre mondiale.

Après la première guerre mondiale, dans les années 30′ c’est une section Hockey sur Glace qui s’illustrera au SCUF jusqu’au second conflit.

 


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Calendrier

Vous pouvez aussi l’intégrer à un outil de calendrier en utilisant l’URL suivante (format ical) : https://calendar.google.com/calendar/ical/pc5vbckvrmqgkj6rtbtlh8i5og%40group.calendar.google.com/public/basic.ics


Ce dimanche, c’était la traditionnel journée Aligot avec Romain Preteseille à la manoeuvre…