Olivier BANCAUD


  • Taille – Poids : 1,82 m – 80 kg
  • Poste joué : 10 ou 15
  • Profession : Avocat
  • Situation maritale : concubinage – 3 enfants

– Comment es-tu tombé dans le rugby ?

Mon père jouait au SCUF depuis une quinzaine d’années et je l’accompagnais souvent voir ses matchs sans vouloir véritablement jouer moi-même jusqu’à un match de l’équipe de France en 1986 où Philippe Sella avait particulièrement brillé.

Avant le rugby j’ai joué au Hand, au Tennis, au Foot, au Basket.

Le SCUF a été mon premier club.

– Comment ou par qui tu arrives au SCUF et en quelle année ? A quoi ressemble le club à ton arrivée en sénior ?

Je suis arrivé au SCUF, par mon père, en 1986 en cadet 2ème année.

En junior, j’avais joué quelques matchs avec les seniors et j’appréciais l’entraineur Michel Bonthoux. Le club était alors en 3ème division. Malheureusement il a quitté le club en cette fin d’année et les choses se sont moins bien passées avec le nouvel entraineur. L’effectif avait pas mal évolué et l’ambiance, de mémoire, n’était pas très bonne. Le SCUF est d’ailleurs descendu pour la première fois en honneur. Nous étions une douzaine de juniors à monter en sénior (notamment, J. Hospital, Butez, Busson, Hanna, Clément, Nabet) et l’intégration avait été assez difficile. J’avais même hésité à quitter le club en fin d’année avant de rencontrer le 3ème entraineur, à savoir Jean-Claude Soubra, qui est arrivé avec 6 ou 7 joueurs.

– Tu te retrouves en sénior à une période où s’opposent le clan des « mercenaires » de Fontenay avec les puristes du SCUF, comment tu te positionnes à ce moment-là ?

Je n’ai jamais compris ce terme de « clan des mercenaires ». C’était pour la plupart de supers joueurs qui avaient joué en 2ème division pendant 15 ans au Métro et qui avaient l’esprit « club ». Ils ont intégré les jeunes dans l’équipe avec bienveillance et ont permis au SCUF de remonter en 3ème division immédiatement. L’entente avec les autres joueurs de la 1ère et de la réserve était d’ailleurs très bonne et je crois que le club avait, à cette époque, besoin d’un peu de leur esprit guerrier.

D’ailleurs, les « puristes » du SCUF (comme tu les appelles) ne les dénigraient pas sauf quelques très rares exceptions.

L’objectif d’un club (surtout de rugby) doit être de réunir des joueurs de profils, d’univers et de cultures de clubs différents. La consanguinité est nuisible en rugby aussi.

Pour ma part, je garde de grands souvenirs de ces saisons passées aux côtés des Poulet, Hurel, Lapin, Junka, Chassagne mais également des historiques du SCUF, ce qui n’était aucunement incompatible.

– Quels sont les joueurs ou dirigeants qui t’ont marqué à l’époque ?

Pour les dirigeants et entraineurs, il y avait bien sur Martin-Neuville, Hospital, Lambert, Pouliquen, Schwartz, Soubra et même s’il n’était pas dirigeant Daniel Bourrel pour les folles soirées du Gulf Stream !

Pour les joueurs,

Au niveau du rugby : le SCUF a vu passer beaucoup de bons joueurs. Je retiens notamment Trevor Wright bien entendu mais aussi Lapin, Talent, Poulet, Caillat, Dujardin, Butez, Ginet, Brunie, les frères Gervais et Bourrel et un jeune centre qui promettait Lacaze.

Au niveau des 3ème mi-temps : il y avait de gros phénomènes mais il y a prescription, on ne peut plus en parler.

– En quelle année quittes-tu le SCUF ? Tu as joué dans d’autres clubs ensuite ?

J’ai arrêté en 1998 je crois, à un moment où je commençais à travailler dur et où je ne pouvais plus trop venir aux entrainements. Ensuite j’ai joué avec les avocats (Rugby Club du Palais), club avec lequel j’ai également vécu de très bons moments et qui s’est bien développé en quelques années puisqu’il joue maintenant en 1ère division de l’ex-corpo. J’ai arrêté en 2011 à 40 piges sur une mauvaise rupture des croisés.

– Gardes-tu toujours des contacts avec des anciens du SCUF ?

Je suis le SCUF de loin et j’ai malheureusement un peu perdu le contact avec mes potes de jeunesse Hospital, Busson, Hanna, Lormeau…, ce que je regrette mais la vie est longue !

Sinon, je passe bon nombre de we et vacances avec Ginet, Roux, Doniol-Valcroze, Leguillou et Brunie et leurs familles Les pères sont amortis mais les fils ont bien pris la relève.

– Comment vis-tu le rugby aujourd’hui, à la télé ou encore autour d’un stade ?

Je regarde les matchs à la télé ou au stade mais comme beaucoup je suis affligé, au niveau du top 14, par l’omniprésence du physique et de l’affrontement au détriment de l’évitement, de la prise de risque, de l’initiative.

Malgré tout, les matchs de l’équipe de France des – de 20 ans, des filles ou des divisions inférieures me laissent penser que nous pouvons encore espérer des lendemains qui chantent pour le rugby que nous aimons.

Merci de m’avoir contacté et VIVE LE SCUF !

Olivier Bancaud en 2018 avec son fils