Mathieu RUIZ


  • Né le 04 mai 1992 à Paris
  • 1m70 – 73kg
  • Ailier
  • Chargé de développement a la FSGT

 

Comment es-tu tombé dans le rugby ? Quel est ton parcours dans les catégories jeunes du SCUF ?

J’ai commencé le rugby au SCUF en poussin, mon père ancien rugbyman m’a transmis la passion de ce sport très jeune. Je suis ensuite parti au pays basque a St Jean de Luz où j’ai eu la chance de jouer au sein du mythique club de Ciboure-Urrugne. Je suis rentré à Paris en junior, j’ai vécu une saison fantastique aussi bien sportivement (phase finale de championnat de France) qu’humainement, quelques joueurs jouent encore en seniors aujourd’hui, Mooglie le meilleur joueur de fédéral 3, djadja Germain dit le frag, mais aussi FG notre amoureux de la campagne sans oublier doudou qui a quitté le club cette année après beaucoup d’années de bons et loyaux services.

Juin 2001, tu remets le bouclier de brennus avec FG Giroux, raconte-nous ça…

Une soirée exceptionnelle, tout d’abord nous avons eu l’honneur d’aller chez lolo Laguerre récupérer les maillots du SCUF qui nous ont été offert. Comme quoi ça arrive mais il faut toucher le bout de bois pour ça … Nous avons remis le bouclier à Toulouse et fêté cela comme des racingmen au champagne.

Octobre 2011, tu joues ton premier match en seniors avec la reserve, Le SCUF B bat Nemours 15 à 7 et tu marques ton essai. Tu joues toute la phase aller comme titulaire à l’aile avec la Réserve et ensuite tu disparais de la circulation. Qu’est ce qui s’est passé ?

Alors je n’ai aucun souvenir de ce match mais je te crois sur parole, probablement un essai sur groupé pénétrant c’est ma spécialité ! Je disparais de la circulation pour cause de ligament croisé, j’ai donc troqué mes crampons contre des bas de contention, et échangé le stade Max Rousié contre le CERS de Capbreton.

Tu reviens en milieu de saison 2013 et ne joues que 5 matchs avec la Réserve. Et tu enchaînes sur trois saisons blanches ensuite. Quel a été ton parcours rugbystique durant cette période ?

Je ne joue que 5 matchs car je n’avais qu’une hâte retrouver le CERS du coup rien de mieux que me refaire les croisés ! J’ai ensuite arrêté en club car mes blessures impactaient mes études (STAPS). Je n’ai pas pour autant arrêté le rugby car je jouais à la fac où j’ai pu évoluer avec des joueurs exceptionnels et à un niveau impressionnant, affronter La rochelle Toulouse Clermont ça fait rêver tout le monde.

Tu retrouves les couleurs du SCUF lors de la saison 2016/17 où tu joues 13 matchs (sur 18) soit au poste de demi de mêlée soit à l’aile. Au niveau du poste, as tu une préférence ?

J’ai joué le premier match en 9, une expérience qui m’a permis de passer les deux weekends suivant en famille. Du coup j’aurai tendance à dire ailier comme poste de prédilection, mais j’ai toujours autant envoyé de grandes ogives avec ma légendaire passe a droite inversée.

L’équipe échoue en 32ème de finale face à Marcq en Baroeul (03-17), un peu de regret ?

Oui un peu de regret car le match était à notre portée. On prend des essais facilement évitables, mais c’était déjà un bonus de jouer ce match car sans la malice (fourberie) de Gérard on aurait été en vacances bien plus tôt.

Le 22 octobre 2017, pour la réception de Blois tu connais ta première titularisation avec l’équipe 1. Tu connais la défaite (10-27) mais tu fais ton trou dans l’effectif et tu participes à la seule victoire de la saison contre Vierzon (45-21) ! Retour sur cette saison compliquée avec l’équipe 1 ?

Malheureusement j’ai bien côtoyé la défaite la saison dernière mais un groupe est né. On est resté soudé dans la difficulté. Les matchs en B permettaient de se remettre la tête à l’endroit car on carburait bien en B. Cette saison a aussi eu le mérite de permettre à beaucoup de joueur de connaître, comme moi, l’équipe première. Arnaud Pehau étant beaucoup plus ouvert aux changements que son prédécesseur, beaucoup de joueurs ont pu se confronter aux rencontres de fédérale 3.

L’avenir plombé de l ‘équipe 1 te permet de rebasculer avec la Réserve qui a encore un challenge sportif. Hélas vous tombez sur l’ogre Courbevoir en 32ème de finale…

Oui c’était super d’avoir des phases finales dans le viseur. Malheureusement on tombe sur un os, une équipe qui arrive en 32ème invaincu et qui le restera au coup de sifflet final. Beaucoup moins de regret que l’année précédente car l’équipe était bien meilleure que nous. Un peu triste tout de même de finir aussitôt la saison et de pas continuer l’aventure avec Chouki qui avait réussi avec Geo à construire un groupe soudé.

Au niveau extra-championnat, c’est sur le tard que tu joues le Trophée des 30, en 2017 et 2018. Mais toujours pas de Rose Cup

Le trophée des 30 était une bouffée d’air frais, car les plus de 30 n’ont pas fait le poids sur les deux dernières éditions. L’année dernière c’était une défaite logique pour les vieux, car CLG venait de rejoindre leurs rangs. Par contre je ne participe pas à la Rose Cup car c’était la veille de notre 32ème face a Courbevoie.

Je crois qu’en Juniors tu t’étais déjà rendu à Stratford, mais penses-tu y retourner au mois de mai prochain ?

En junior, nous sommes allés à Macclesfield en 2011, un super souvenir malgré la défaite … J’espère pouvoir me rendre au mois de mai à Stratford. Toutefois j’espère quand même qu’en mai nous serons encore sur les terrains de France et de Navarre pour faire chanter le cuir et briller en phase finale.

Un mot sur le groupe senior actuel et comment tu appréhendes cette nouvelle saison 2019 ?

Nous avons eu quelques grosses pertes a l’intersaison je pense notamment à Jacques Montagut, Calou, Kevlove, Greygoose, PLG, Rocha et j’en oublie beaucoup mais malheureusement la liste est un peu longue. Mais heureusement de nombreux joueurs sont venus garnir l’effectif du SCUF, le changement de poste de Babas va aussi beaucoup apporter au collectif. Djadja germain est à son deuxième tuto sur la méchanceté dans le rugby et nous avons bon espoir d’avoir un deuxième ligne méchant courant 2021. Le régime de Becquet basé sur une consommation exclusive de o’tacos et de suze commence à porter ses fruits. La preuve il gagne en vitesse (voir Beuille pour confirmation). La présence sur le terrain de Sir Rémi Pruvost rassure toute l’équipe et traumatise bien souvent l’adversaire. Et pour toutes ces raisons je suis confiant pour la saison à venir, qui sera certe compliquée, mais passionnante à jouer.

Quelque chose à ajouter ?

Oui, que l’on fasse la meilleure saison possible. Mais avec dans nos rangs le meilleur joueur de fédéral 3, je ne doute pas une seconde de la réussite de notre équipe. Et enfin je voudrai conclure avec une petite dédicace au vestiaire 22, et j’aimerai également souhaiter la bienvenue au jeune Léo, il ne le sait pas encore mais c’est déjà une super star, en effet je vous parle du fils de Mr SASPI.