François TUNC


François TUNC (SCUF 1975)

François TUNC (SCUF 1975)

Date naissance : 21/04/1944 Lieu : Paris

Taille – Poids : 1m78 – 98kg

Poste : 3ème ligne aile

Profession : dans l’ordre Caisse centrale de crédit hôtelier commercial et industriel (OSEO maintenant) Crédit National chef du service contentieux puis directeur régional adjoint (Natexis maintenant) , Groupe Lagarde : Alter Banque (directeur juridique) absorbée ultérieurement par la Banque Colbert du groupe Crédit Lyonnais, Secrétaire générale d’une société holding, puis pour terminer responsable du droit social chez Orange France jusqu’à mon départ à la retraite à 68 ans en décembre 2012. Enseignant aussi à HEC Entrepreneurs dans le domaine des entreprises en difficulté ; enseignant à la demande de HEXC à l’Ecole Supérieure Algérienne des Affaires

Situation maritale : marié, 4 enfants ( 1 fille et 3 garçons), 3 petites filles.

Quel est ton parcours sportif avant ton arrivée au SCUF ?

J’ai commencé le rugby au Lycée Janson de Sailly à Paris où je faisais aussi du 400 et 800m.

Puis deux ans en scolaire à Montluçon puis en Faculté de droit à Paris.

Qu’est ce qui t’a amené au SCUF ?

En 1968, ce sont Wladimir Hagondokoff, avec qui je jouais en faculté de droit, et Michel Hospital qui m’ont fait venir au SCUF d’abord dans l’équipe 3 folklo de Michel puis en équipe 2

Peux tu nous dire un mot sur l’équipe de la Fac de Droit ?

C’était une équipe de très haut niveau et nous avions un peu trafiqué nos dossiers au niveau des adresses pour rester ensemble à Paris II Assas.

Quasiment tout le monde jouait en club et le niveau de cette équipe était telle que nous avons passé une rouste à l’équipe nationale danoise.

Tu prends très rapidement des fonctions de dirigeants au sein de la Commission rugby et du SCUF Omnisport (Secrétaire Général avec Dominique Tardi), comment est ce arrivé ?

Du fait que j’étais juriste de formation avec des bonnes connaissances financières ce poste m’a été proposé très rapidement par mon ami Yvan Planchon, un Président avec qui je passais d’ailleurs des soirées mémorables au Harry’s Bar.

La Rose Cup contre Stratford était déja un match spécial ?

Un match savoureux et j’y suis allé plusieurs fois, un régal. Un accueil et une ambiance unique.

Quels sont les personnages qui t’ont marqué ?

Le Docteur Martin, Yvan Planchon, Wladimir Hagondokoff (parrain d’un de mes garçons)et son frère Michel, les frères Hospital, Lambert, Hossard et Gervais, Philipe Louis-Dreyfus, le regretté Jacques Schwartz. On pourrait continuer à énumérer à l’infini.

L’ambiance était unique.

Trente ans plus tard, quelles sont les anecdotes et faits de matchs qu’il te semble nécessaires de faire perdurer dans les mémoires de nos contemporains ?

Là aussi s’il fallait tout raconter on en finirait pas d’autant plus que l’on se retrouvait quasiment tous les soirs quand nous étions à Paris au Harry’s Bar dont nous faisions la fermeture dans un état !

Plusieurs énormes souvenirs :

– un déplacement à Stratford, nous étions tellement bourrés que les hôtesses ont eu quelques problèmes avec et que la police nous attendais pour maintenir un peur d’ordre. Et le passage de la douane par notre entraîneur Christian Pouliquen qui en réponse à la question avez-vous quelque chose à déclarer n’a rien trouvé de mieux que dégueuler sur la table du douanier.

– La soirée au Harry’s Bar pour arroser ma maîtrise de droit. Les barmen nous ont confisqué nos clefs de voiture et Wladimir m’a ramené en taxi.

– La naissance de mon premier enfant arrosé au Harry’s Bar et un scufiste était même venu de suisse pour l’occasion. Mon épouse le lendemain…

– Lors d’un match, je jouais avec les quinquas contre ceux de Strafford, et je me « fritais » avec un anglais lorsque Patrick Dufournier (médecin anesthésiste qui vient de décéder) a voulu régler son compte à mon anglais en balançant un coup de pied tellement précis qu’il m’a ouvert la jambe. Kiki Giriat qui avait sa clinique dans le coin m’a rafistolé tellement vite que j’ai eu quelques jours plus tard une surinfection.

– Une particularité du Scuf, on jouait ensemble le week-end et on se foutait sur la gueule en universitaire.

Tu arrêtes de jouer au milieu des années 80′, tout en restant dirigeant, et après ?

J’ai arrêté de jouer vers 37ans. Je n’ai pas eu d’autres clubs de rugby et mon boulot au Crédit National où je travaillais sur de très gros dossiers dans le cadre du Comité Interministériel de Restructuration Industriel me faisait beaucoup voyager en France et à l’Etranger, y compris en Concorde. Il en était de même de mon boulot de secrétaire général où j’ai découvert les avions d’affaire puis aussi chez Orange France où je me déplaçais très souvent y compris dans les DOM et les USA.

Toujours sur Paris aujourd’hui ? Comment vis tu le rugby maintenant ?

J’habite maintenant à Vichy, donc le rugby c’est par procuration avec la télévision.

Mes précédentes fonctions chez Orange me permettaient d’aller en loge au Stade de France et d’avoir une carte pour rentrer à Jean Bouin. Ma carte Orange France que j’ai gardé me permet d’entrer à Marcoussis où j’ai fait quelques très bons repas sacrément arrosé.

Un mot à rajouter ?

Le SCUF est unique dans son genre je me considère comme un privilégié d’y avoir joué.